Alexandre Jardin: LE VÉRITABLE INCENDIE EST ALLUMÉ...
LE VÉRITABLE INCENDIE EST ALLUMÉ. ET LA CLASSE POLITIQUE REGARDE AILLEURS.
Cette fois, ce n’est plus une métaphore.
La France emprunte à dix ans autour de 4 %. Son taux est désormais supérieur à celui de plusieurs pays que nous regardions hier encore avec condescendance, comme l’Espagne, l’Italie ou la Grèce.
Voilà le résultat : quand un État doit emprunter toujours davantage pour financer ses déficits, il finit par payer de plus en plus cher le droit de continuer à le faire.
Et pendant ce temps, silence.
Ou presque.
On discute des postes.
Des présidentiables.
Des petites phrases.
Des sondages.
Mais du problème qui menace réellement notre pays, on parle à voix basse.
Pourtant, les chiffres sont là.
À politique inchangée, le déficit public atteindrait 5,9 % du PIB en 2027, puis près de 7 % en 2030. La dette dépasserait 130 % du PIB. Et sa charge augmenterait d’environ 10 milliards d’euros par an entre 2027 et 2030. (Presse - Ministère des Finances)
Ce n’est pas une opinion.
C’est le scénario établi par les économistes missionnés par le gouvernement.
Alors oui, il faut poser la question que tout le monde semble vouloir éviter :
Comment avons-nous pu laisser dériver nos finances publiques à ce degré ?
Et surtout : qui va enfin décider ?
Car le problème n’est plus seulement économique.
Il est démocratique.
Depuis des années, les gouvernements promettent de réformer, repoussent les décisions difficiles, empilent les dispositifs, augmentent les dépenses, puis nous expliquent qu’il faudra encore faire des efforts.
Le citoyen, lui, est sommé de payer.
Mais rarement autorisé à décider.
Alors changeons de logique.
Si les politiques ne parviennent plus à prendre les décisions indispensables, donnons au peuple la possibilité de les prendre directement.
Un peuple n’est pas seulement une caisse enregistreuse.
Il peut aussi être une force de décision.
Le @RefCitoyen
doit permettre de trancher les grandes questions que le système politique est devenu incapable de trancher :
réduire la dépense, libérer l’économie, restaurer notre compétitivité, rétablir des comptes publics soutenables et relancer la production.
Le peuple devra sans doute sauver la démocratie politique de son impuissance.
Et, accessoirement, sauver les comptes de la maison.
Le véritable incendie est allumé.
La question n’est plus : qui sera le prochain président ?
La vraie question est :
« Qui va enfin nous laisser décider ? »
https://x.com/AlexandreJardin/status/2089747826368536857