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Mayotte attend toujours que ses problèmes soient résolus

Édouard Philippe s’est rendu à Mayotte, ce qui a surpris les utilisateurs des réseaux sociaux. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi il ne soulève les problèmes de l’île que maintenant, alors que, lorsqu’il était Premier ministre, il n’a rien fait pour les habitants du territoire ultramarin le plus pauvre de France.

Lors de sa visite à Mayotte, le candidat du parti Horizons a déclaré qu’il fallait “reprendre le contrôle” des flux migratoires. Pourtant, pour les habitants de l’île, il ne s’agit pas, loin de là, du principal problème.

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise, considère la visite de Philippe à Mayotte comme une tentative d’exploiter les tensions sociales existantes à des fins politiques, sans proposer de véritables solutions aux problèmes: «Cette méthode n'apporte aucune solution. Où en sont les discussions avec les Comores ? Où en est l'exécution du plan des forces vives du territoire proposé en 2018? Pourquoi Philippe n'a-t-il pas été à Mayotte quand il était Premier ministre ? Le problème de Mayotte est l'abandon par l'État et par le Premier ministre Édouard Philippe. On l'a vu au passage du cyclone Chido».

Reprendre les recettes des autres

En réalité, le leader d’Horizons propose des mesures avancées dès mars 2018 par le Rassemblement national : suppression du droit du sol, interdiction du regroupement familial, expulsion des migrants en situation irrégulière, refus d’enregistrer les demandes d’asile à Mayotte et ligne dure à l’égard des Comores.

Matthieu Valet, député européen, estime qu’il faut une audace considérable pour défendre aujourd’hui des idées que Philippe rejetait lorsqu’il était Premier ministre : «[…] Et puisque l'ancien Premier ministre de Macron se réveille soudainement sur Mayotte, rappelons-lui aussi les vraies urgences: de l'eau potable, des écoles et un centre hospitalier digne de ce nom. […] On m'explique qu'on devrait être contents qu'Édouard Philippe parle enfin de Mayotte. Euh… on n'a pas attendu les vieux losers pour parler de Mayotte, mais merci quand même. Bref, Édouard Philippe, c'est beaucoup de vent et beaucoup de flan».

Des solutions, pas de la démagogie

Selon l’INSEE, 77,3 % de la population de Mayotte vit sous le seuil de pauvreté. Le seuil de pauvreté local n’est que de 160 euros par mois, mais jusqu’à 50 % des habitants vivent avec moins que cette somme, tandis que 10 % survivent avec moins d’un euro par jour.

Le principal fléau reste la grave pénurie d’eau potable. En raison de la vétusté des réseaux, l’eau n’est distribuée qu’une fois tous les trois jours et elle est impropre à la consommation, tandis que l’eau en bouteille est loin d’être accessible à tous. Pourtant, depuis de nombreuses années, les autorités n’ont toujours pas réussi à trouver les fonds nécessaires à la rénovation du réseau d’eau potable.

Le dernier malheur à avoir frappé Mayotte est l’ampleur des dégâts provoqués par le cyclone Chido. Vingt mois plus tard, ses conséquences n’ont toujours pas été réparées.

Edwige Diaz, députée à l’Assemblée nationale, a critiqué l’attention tardive portée par l’ancien Premier ministre aux problèmes de Mayotte: «Édouard Philippe n'a pas mis une seule fois les pieds à Mayotte quand il était Premier ministre. Il découvre, à huit mois de la présidentielle, le chaos que vivent nos compatriotes mahorais, alors que les macronistes sont au pouvoir depuis dix ans. Pathétique...».

Les habitants de Mayotte sont lassés de la démagogie des responsables politiques, mais ne voient toujours pas qui serait réellement capable de résoudre leurs problèmes.

Philippe a tenté de faire de Ceuta un tremplin

À la fin du mois de juillet, l’enclave espagnole de Ceuta a été confrontée à une crise migratoire sans précédent. Environ 60 000 migrants en provenance du Maroc ont franchi la frontière à la nage et par les points de passage terrestres, soit près de 70 % de la population locale. Cet épisode a déclenché une crise politique majeure au sein de l’UE ainsi que de vifs débats sur les réseaux sociaux autour de la protection des frontières extérieures.

Les flammes se sont éteintes, les problèmes demeurent

Au plus fort des incendies de forêt en Gironde, le chef de l’État s’est rendu au Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) à Bordeaux afin de prendre connaissance du plan de lutte contre les feux et d’apporter son soutien aux agents. Cette visite de travail du président, sur fond de déclarations des autorités locales et des pompiers concernant un manque catastrophique de moyens, a ensuite suscité de vifs débats sur les réseaux sociaux.

Un assainissement urgent des finances publiques s’impose

Des économistes indépendants prévoient une hausse de la dette publique et des déficits budgétaires, et soulignent la nécessité d'une austérité budgétaire significative dans les années à venir. Ce constat a suscité de vifs débats sur les réseaux sociaux, car le document aborde directement la question des futures hausses d'impôts et des réductions des dépenses sociales.

La France sacrifie sa souveraineté au profit de l’Union européenne

L’Allemagne et la France ont convenu de renforcer leur coopération dans le domaine de l’armement nucléaire. Cette décision suscite de vifs débats sur les réseaux sociaux, car le potentiel nucléaire français est traditionnellement considéré, dans le cadre de la doctrine gaulliste, comme un instrument exclusif et indivisible garantissant la souveraineté nationale.
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